Rechercher l’âme sœur 
QUESTION Y a t-il une différence entre une âme sœur et une âme jumelle ?
OUI – Une âme sœur et une âme jumelle ne se définissent pas de la même façon, ce n’est pas la même chose.
Les âmes jumelles [1]
Elles sont issues de la même étincelle de survie amoureuse, qui s’est scindée en deux. Les âmes jumelles sont fusionnelles, deux moitiés incomplètes, qui l’une sans l’autre, laisse un vide.
Lorsqu’on a éclairci son passé, comprendre le phénomène amoureux c’est prendre conscience, d’une lutte de pouvoir entre deux personnes, qui éprouvent un sentiment d’euphorie et d’amour fou – dans la passion amoureuse, pour intégrer l’autre sexe. Chacune cherche à conquérir chez l’autre la partie manquante (la moitié d’elle-même), lui permettant de faire une unité avec l’énergie universelle.
Nous régressons, car nous sommes comme une moitié de cercle, nous ressemblons à la lettre C. Très sensibles à l’autre sexe – à un autre cercle incomplet, nous voulons qu’il se joigne à notre cercle pour le compléter. Cela nous donne l’euphorie et l’énergie que produit une liaison pleine avec l’univers.
En fait, ce sont deux moitiés de cercles qui fusionnent, comme une paire de jumelles, pour ajuster et rapprocher la vision lointaine.
Les deux moitiés de cercle, en fusionnant O – superposent deux egos. Pour ne faire que du UN. Le problème, c’est qu’il a fallu deux personnes pour n’en faire qu’une: l’une apportant l’énergie mâle et l’autre l’énergie femelle. Cette personne nouvelle avec deux egos, génère l’illusion de l’amour, où chacun des deux veut diriger la personne entière qu’ils ont créée.
Comme une paire de jumelles pour unifier la vision lointaine, quand ces deux moitiés s’ajustent, elles forment une unité, un cercle, à l’intérieur duquel la passion de l’autre s’installe.
Ce vide, que les âmes jumelles tentent de combler dans leur fusion amoureuse, est généré par l’angoisse d’abandon, ou de séparation d’avec la mère, angoisse de perte d’objet, source de multiples psychosomatisations. A ce stade, la sécurité physique et psychologique du père (la loi du père), n’est pas venue combler ce vide de séparation d’avec la mère. [2]
Est-ce pour autant la fin de l’amour ?
NON ! Nous pouvons continuer d’aimer. Cependant il nous faut d’abord :
1 Achever le cercle tout seul, et pour cela nous devons stabiliser notre autonomie affective pour affronter la vie.
2 Résister au coup de foudre, au moins au début, en apprenant à entretenir des relations platoniques avec l’autre sexe.
Les âmes sœurs
Les âmes sœurs ont fait l’expérience de l’autonomie affective. Elles ont appris à combler l’angoisse du vide, de séparation ou d’abandon. La force du père a été suffisamment intégrée, pour se sentir capable de vivre seul. La solitude n’est pas source d’angoisse.
La personne a construit ses repères, et elle se sent autonome, tant dans son organisation matérielle, que psychologique.
——————————————
Les critères de rencontre d’une âme sœur sont les suivants
————————-
1 Au départ une grande amitié se construit. Ce n’est pas l’attirance émotionnelle qui embrase de ces feux – l’âme jumelle. Cette âme séductrice qui séduit, et s’illusionne dans la croyance – que parce que : « Mon cœur bat la chamade, j’ai enfin rencontré la personne de ma vie ».
Illusion, séduction, « piège à con », qui reste la quête d’un comblement de son propre vide existentiel.
Ici, ce n’est pas la séduction sensuelle ou sexuelle qui prévaut, celle on l’on se complait à s’admirer, les yeux dans les yeux. On n’est pas dans les projections de son propre miroir.
Ce qui domine, c’est le plaisir AMICAL de partager des valeurs, des sentiments, des ressentis, des expériences de la vie.
————————-
2 Dans cette amitié, je me sens libre de parler de moi. Et je sens que l’autre est à l’aise et en confiance pour parler d’elle (ou de lui). Je ne crains pas son jugement. Je sais que l’autre ne me veut pas de mal, et il (elle) sait – que je ne suis pas là pour lui faire du mal. Je me sens accepté dans ce que je suis, dans ce que je fais, dans ce que je ressens, dans ce que je pense.
————————-
3 Nous avons défini (consciemment ou inconsciemment) un cadre d’échange – où chacun se sent en sécurité. Les analystes transactionnels le nomment : « Un partage d’intimité », à l’intérieur duquel chacun va se sentir en sécurité psychologique et affective.
————————-
4 Une âme sœur parle vrai. Elle est sincère et authentique. Partager avec elle, devient simple, facile, naturel. Chacun se sent respecté dans ce qu’il EST, ce qu’il FAIT, ce qu’il PENSE, ce qu’il RESSENT, ce qui donne toute la force d’échange qui caractérise la rencontre d’une âme sœur. Le partage est sacré. La manipulation de l’autre est impensable. Sinon, on est dans la perversion ou dans le racket [3] des sentiments de l’autre.
Une âme sœur parle juste. Ses propos sont adaptés dans le contexte, ici et maintenant. Elle ne Juge pas, elle JAuge, en pesant le pour et le contre, afin de faire la part des choses en toute objectivité. Le A qui s’intercale dans Juger pour Jauger, peut se définir comme Amour, Accueil, Acceptation de l’Autre, de la situation, tout en respectant mes valeurs dans les fondements de ce qui me constitue : « Je suis, ce que je suis ». Parler Vrai, et parler Juste, dans la justesse de l’instant.
————————-
5 Aller à la rencontre d’une âme sœur, c’est être capable de parler de soi, dans le vrai don de soi fait à l’autre. L’outil privilégié est l’interview, où chacun s’exprime à son tour, de façon équitable, tant au niveau de la pensée que des ressentis. L’empathie, ou la sympathie objective animent les échanges. Il n’y a ni dominant, ni dominé. Chacun exprime librement et en confiance, ses qualités ou ses doutes, ses besoins ou ses limites – pour construire sa vie.
————————-
6 Une âme sœur m’attire par ses qualités amicales, psychologiques, affectives, morales, spirituelles…., et cela contribue à accepter son physique, quel qu’il soit.
Si, l’âme sœur ne me déplait pas sur le plan physique, et si nous tentons d’un commun accord une expérience plus intimiste – sensuelle et/ou sexuelle, le partage procure toujours cette même sensation d’authenticité, de parler vrai, d’échange vrai.
Si le plaisir est réciproquement partagé, il y a fort à parier que la vraie construction amoureuse est en train d’opérer et de se construire. Elle devient un gage de durabilité du couple.
Encore une fois, chacun continue à faire l’expérience que l’autre est facile à vivre, car la personne est naturelle, adaptable, souple. Elle me parle librement de ses joies, de ses peurs, de ses tristesses ou de ses colères existentielles.
————————-
7 On ne laisse aucun ressenti de négativité s’installer dans le couple
Le parler vrai, le ressenti vrai, et l’authenticité sont là pour résoudre toute incompréhension, malentendu, ou toute interprétation erronée des situations.
Ils aident à parfaire l’autonomie individuelle affective, et ils sont le garant d’une construction amoureuse durable auprès d’une âme sœur, auxquels se rajoutent tous les critères définis ci-dessus.
Notes :
[1] Réflexions à partir d’un extrait du livre « La 8ème prophétie des Andes » de James Redfield (pages 249 – 255)
[2] Cf. la structuration de la personnalité sur les angoisses existentielles selon la psychanalyse. Cette angoisse d’abandon se structure entre le 8ème mois et l’apprentissage de la propreté, qui génère l’angoisse de mort.
[3] Racket terme utilisé par les analystes transactionnels. Il conduit à des jeux psychologiques qui sont négatifs, dans un triangle dramatique du Persécuteur, Victime et Sauveur
Elles sont issues de la même étincelle de survie amoureuse, qui s’est scindée en deux. Les âmes jumelles sont fusionnelles, deux moitiés incomplètes, qui l’une sans l’autre, laisse un vide.
Lorsqu’on a éclairci son passé, comprendre le phénomène amoureux c’est prendre conscience, d’une lutte de pouvoir entre deux personnes, qui éprouvent un sentiment d’euphorie et d’amour fou – dans la passion amoureuse, pour intégrer l’autre sexe. Chacune cherche à conquérir chez l’autre la partie manquante (la moitié d’elle-même), lui permettant de faire une unité avec l’énergie universelle.
Nous régressons, car nous sommes comme une moitié de cercle, nous ressemblons à la lettre C. Très sensibles à l’autre sexe – à un autre cercle incomplet, nous voulons qu’il se joigne à notre cercle pour le compléter. Cela nous donne l’euphorie et l’énergie que produit une liaison pleine avec l’univers.
En fait, ce sont deux moitiés de cercles qui fusionnent, comme une paire de jumelles, pour ajuster et rapprocher la vision lointaine.
Les deux moitiés de cercle, en fusionnant O – superposent deux egos. Pour ne faire que du UN. Le problème, c’est qu’il a fallu deux personnes pour n’en faire qu’une: l’une apportant l’énergie mâle et l’autre l’énergie femelle. Cette personne nouvelle avec deux egos, génère l’illusion de l’amour, où chacun des deux veut diriger la personne entière qu’ils ont créée.
Comme une paire de jumelles pour unifier la vision lointaine, quand ces deux moitiés s’ajustent, elles forment une unité, un cercle, à l’intérieur duquel la passion de l’autre s’installe.
Ce vide, que les âmes jumelles tentent de combler dans leur fusion amoureuse, est généré par l’angoisse d’abandon, ou de séparation d’avec la mère, angoisse de perte d’objet, source de multiples psychosomatisations. A ce stade, la sécurité physique et psychologique du père (la loi du père), n’est pas venue combler ce vide de séparation d’avec la mère. [2]
Est-ce pour autant la fin de l’amour ?
NON ! Nous pouvons continuer d’aimer. Cependant il nous faut d’abord :
1 Achever le cercle tout seul, et pour cela nous devons stabiliser notre autonomie affective pour affronter la vie.
2 Résister au coup de foudre, au moins au début, en apprenant à entretenir des relations platoniques avec l’autre sexe.
Les âmes sœurs
Les âmes sœurs ont fait l’expérience de l’autonomie affective. Elles ont appris à combler l’angoisse du vide, de séparation ou d’abandon. La force du père a été suffisamment intégrée, pour se sentir capable de vivre seul. La solitude n’est pas source d’angoisse.
La personne a construit ses repères, et elle se sent autonome, tant dans son organisation matérielle, que psychologique.
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Les critères de rencontre d’une âme sœur sont les suivants
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1 Au départ une grande amitié se construit. Ce n’est pas l’attirance émotionnelle qui embrase de ces feux – l’âme jumelle. Cette âme séductrice qui séduit, et s’illusionne dans la croyance – que parce que : « Mon cœur bat la chamade, j’ai enfin rencontré la personne de ma vie ».
Illusion, séduction, « piège à con », qui reste la quête d’un comblement de son propre vide existentiel.
Ici, ce n’est pas la séduction sensuelle ou sexuelle qui prévaut, celle on l’on se complait à s’admirer, les yeux dans les yeux. On n’est pas dans les projections de son propre miroir.
Ce qui domine, c’est le plaisir AMICAL de partager des valeurs, des sentiments, des ressentis, des expériences de la vie.
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2 Dans cette amitié, je me sens libre de parler de moi. Et je sens que l’autre est à l’aise et en confiance pour parler d’elle (ou de lui). Je ne crains pas son jugement. Je sais que l’autre ne me veut pas de mal, et il (elle) sait – que je ne suis pas là pour lui faire du mal. Je me sens accepté dans ce que je suis, dans ce que je fais, dans ce que je ressens, dans ce que je pense.
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3 Nous avons défini (consciemment ou inconsciemment) un cadre d’échange – où chacun se sent en sécurité. Les analystes transactionnels le nomment : « Un partage d’intimité », à l’intérieur duquel chacun va se sentir en sécurité psychologique et affective.
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4 Une âme sœur parle vrai. Elle est sincère et authentique. Partager avec elle, devient simple, facile, naturel. Chacun se sent respecté dans ce qu’il EST, ce qu’il FAIT, ce qu’il PENSE, ce qu’il RESSENT, ce qui donne toute la force d’échange qui caractérise la rencontre d’une âme sœur. Le partage est sacré. La manipulation de l’autre est impensable. Sinon, on est dans la perversion ou dans le racket [3] des sentiments de l’autre.
Une âme sœur parle juste. Ses propos sont adaptés dans le contexte, ici et maintenant. Elle ne Juge pas, elle JAuge, en pesant le pour et le contre, afin de faire la part des choses en toute objectivité. Le A qui s’intercale dans Juger pour Jauger, peut se définir comme Amour, Accueil, Acceptation de l’Autre, de la situation, tout en respectant mes valeurs dans les fondements de ce qui me constitue : « Je suis, ce que je suis ». Parler Vrai, et parler Juste, dans la justesse de l’instant.
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5 Aller à la rencontre d’une âme sœur, c’est être capable de parler de soi, dans le vrai don de soi fait à l’autre. L’outil privilégié est l’interview, où chacun s’exprime à son tour, de façon équitable, tant au niveau de la pensée que des ressentis. L’empathie, ou la sympathie objective animent les échanges. Il n’y a ni dominant, ni dominé. Chacun exprime librement et en confiance, ses qualités ou ses doutes, ses besoins ou ses limites – pour construire sa vie.
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6 Une âme sœur m’attire par ses qualités amicales, psychologiques, affectives, morales, spirituelles…., et cela contribue à accepter son physique, quel qu’il soit.
Si, l’âme sœur ne me déplait pas sur le plan physique, et si nous tentons d’un commun accord une expérience plus intimiste – sensuelle et/ou sexuelle, le partage procure toujours cette même sensation d’authenticité, de parler vrai, d’échange vrai.
Si le plaisir est réciproquement partagé, il y a fort à parier que la vraie construction amoureuse est en train d’opérer et de se construire. Elle devient un gage de durabilité du couple.
Encore une fois, chacun continue à faire l’expérience que l’autre est facile à vivre, car la personne est naturelle, adaptable, souple. Elle me parle librement de ses joies, de ses peurs, de ses tristesses ou de ses colères existentielles.
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7 On ne laisse aucun ressenti de négativité s’installer dans le couple
Le parler vrai, le ressenti vrai, et l’authenticité sont là pour résoudre toute incompréhension, malentendu, ou toute interprétation erronée des situations.
Ils aident à parfaire l’autonomie individuelle affective, et ils sont le garant d’une construction amoureuse durable auprès d’une âme sœur, auxquels se rajoutent tous les critères définis ci-dessus.

Notes :
[1] Réflexions à partir d’un extrait du livre « La 8ème prophétie des Andes » de James Redfield (pages 249 – 255) [2] Cf. la structuration de la personnalité sur les angoisses existentielles selon la psychanalyse. Cette angoisse d’abandon se structure entre le 8ème mois et l’apprentissage de la propreté, qui génère l’angoisse de mort. [3] Racket terme utilisé par les analystes transactionnels. Il conduit à des jeux psychologiques qui sont négatifs, dans un triangle dramatique du Persécuteur, Victime et Sauveur
En décembre 2018, je commence un CDD de 6 mois dans une entreprise.
En février 2019, je fais la connaissance d’une collègue, un flirt se met en place naturellement (pas vraiment d’attirance physique, ça ressemble plus à une bonne entente. En discutant, j’apprends qu’elle a une sœur jumelle (ma mère a une jumelle).
Le 22 juin 2019, j’apprends que mon contrat ne sera pas renouvelé en cdi. Je revois cette collègue en dehors du travail ; on passe l’après-midi ensemble (elle vit à 40 min de l’entreprise et moi à 20 min dans le sens inverse).
Mi-juillet, je signe un cdi en période d’essai de 2 mois, dans une entreprise dans laquelle je postule depuis 2013. Enfin une réponse favorable. Mi-septembre, je suis en cdi confirmé, ce qui renforce mon idée que mon destin était d’être présent à cet endroit à ce moment…
Une semaine après, deux collègues sont recrutés. Je remarque une fille, très belle, elle me plaît vraiment. Je l’aborde 3 semaines plus tard. On discute plusieurs jours et on en vient à parler famille : elle me parle de son frère et me dit qu’elle a une sœur jumelle, qu’elle est née le 22 juin, je suis du 23 juillet.
Elle me propose de sortir un soir. On discute beaucoup autour d’activités, il y a une vraie alchimie, une attraction dans nos échanges de regards. Je sens qu’elle s’attend à ce qu’on s’embrasse, mais je ne veux pas aller trop vite (un collègue curieux lui demande par sms si on s’est embrassés).
Je lui écris le lendemain soir (un dimanche). Je lui demande ce qu’elle pense du sms de ce collègue : elle me dit qu’elle aurait aimé que je l’embrasse. Je lui dis que j’en avais envie. On s’embrasse 2 jours plus tard.
Elle sort d’une relation compliquée, veut souffler. On se fréquente un mois et demi. Elle doit effectuer un stage en dehors du travail pendant un mois, en rapport avec ses études.
Je perds pied, je la blesse dans mes paroles, elle coupe le contact. À son retour en février, elle vient s’asseoir près de moi à la pause. Elle s’est remise en couple avec un ex, son premier copain. Je lui écris que notre rencontre m’a apporté de bons moments, m’a rapproché de ma famille. Elle semble touchée, me dit que si elle ne se voilait pas la face, elle pourrait dire, qu’elle a eu et qu’elle a encore des sentiments pour moi.
Puis vient la période de la pandémie. Elle quitte l’entreprise en plein confinement (elle devait finir en avril). Je suis en arrêt le jour où elle passe rendre ses affaires. On ne peut donc pas se voir. Depuis elle a souhaité couper le contact, par respect pour son copain.
J’aimerais savoir ce que vous en pensez. Le fait d’avoir rencontré une sœur jumelle avant cette rencontre, est-ce un signe de la préparation à la rencontre de ma flamme jumelle ou une coïncidence, un hasard ?
Bonjour Kalou
Tout d’abord je salue le fait que vous ayez du travail, et que vous êtes en CDI. Construire une vraie relation amoureuse, tient compte d’une réalité économique qui permet de stabiliser la gestion du quotidien : l’être humain a besoin de structure pour assurer sa sécurité psychologique et affective. A plus forte raison, en couple pour définir sa zone de « confort matériel », son « nid ».
Pour reprendre vos propos, votre destin vous fait rencontrer des filles qui sont des jumelles, et vous faites le lien avec la sœur jumelle de votre mère.
Vous êtes délicat, voire sentimental, vous n’aimez pas précipiter les choses, je vous cite : « Je sens qu’elle s’attend à ce qu’on s’embrasse, mais je ne veux pas aller trop vite ».
Vous aimez parler pour faire connaissance. C’est le conseil que je donne pour construire avec une âme sœur (différent de l’âme jumelle) : de beaucoup parler avec sincérité, échanger vos valeurs, ouvrir vos émotions et votre sensibilité, pour sentir grandir une amitié avant de s’emballer avec un cœur qui bat la chamade.
Quand vous dites : « Je perds pied, je la blesse dans mes paroles, elle coupe le contact », avez-vous pris conscience de ce qui l’a blessée dans vos propos ? L’avez-vous jugée, fait des reproches, joué à calimero… ? Cela pourrait révéler l’angoisse sous-jacente en vous : angoisse de morcellement, d’abandon, de mort, d’amour ? Qui aurait sous-tendu quelles émotions : plutôt de la colère ? si c’est le cas, la colère est une énergie de feu, qui demande à se transformer en douce lumière pour rencontrer et partager la paix en soi et avec l’autre.
Vous avez repris le contact, et vous avez su lui témoigner des signes de reconnaissance positifs, ce qui laisse à penser que vous êtes un être sensible, capable d’ouvrir votre cœur, et vos sentiments.
Enfin, en réponse à votre question : « Le fait d’avoir rencontré une sœur jumelle avant cette rencontre, est-ce un signe de la préparation à la rencontre de ma flamme jumelle ou une coïncidence, un hasard ? »
Tout en sachant que je ne détiens aucune vérité, voici le fond de ma pensée.
Toutes les expériences et toutes les épreuves ne sont pas le fruit du hasard. Ce qui nous invite à accueillir les évènements tels qu’ils se présentent, pour en tirer des enseignements de vie : un vaste programme, me direz-vous : j’en conviens. Pour tenter de simplifier les choses, tout est une question de regard : voir le verre à moitié vide, ou à moitié plein.
Le plus difficile est de composer avec nos affects : nos émotions et nos blessures, qui sont dans les fondements de ce que nous sommes.
Mais il y a des réalités qui font leurs preuves.
– Si dans mes relations quotidiennes, je m’entraine à parler vrai,
– à éviter les mensonges et à ne pas vouloir paraître.
– Si j’essaie de ne pas juger les autres, car j’ai compris que je me juge à travers l’autre, pour ne pas voir ce qui « cloche » en moi, dans ma personnalité et que j’ai à travailler, je vais tout naturellement, pas à pas, construire une dynamique relationnelle positive.
Et à plus forte raison pour rencontrer une âme sœur, et non pas une âme jumelle, sur laquelle je vais demander en miroir de venir apaiser mes angoisses d’abandon, du manque, de solitude.
Mais votre sentimentalité vous met sur la bonne voie.
Bien cordialement
Hélios
Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Il est vrai que cette femme m’a touché. J’ai hésité à l’embrasser le premier soir, car en effet je n’aime pas précipiter les choses; et pourtant le feeling était présent.
3 jours après j’ai été naturellement attiré jusqu’à l’embrasser. Je crois au destin, je me dis que si elle est la bonne personne, on serait ensemble.
Par le fait qu’elle soit jumelle, ça m’a troublé, car le fait que ma collègue précédant cette rencontre était aussi jumelle, j’ai eu l’impression de tomber face à face avec mon âme sœur. Physiquement elle est mon idéal.
Coucou, Tu écris un superbe résumé clair et concis. J’aime consulter vos textes captivants qui nous présentent toujours de bons exposés
Bonjour Elie,
le processus de rencontre des âmes sœurs, tel que vous le décrivez, semble bien contraire à ce que j’ai cru observer …
Quand 2 êtres s’estiment et entrent dans un « parler vrai », ils deviennent … amis !
Et l’observation montre que quand un homme et une femme (par exemple) deviennent amis, aucune approche sensuelle n’est plus possible ! Comme si l’amitié tuait tout mystère d’où peut naitre (éventuellement) l’attirance.
Pouvez-vous m’éclairer là-dessus ?
Merci !
Bonjour JM
D’après vous, l’amitié vraie entre un homme et une femme (par exemple) tue l’attirance sensuelle. En conséquence, aller plus loin dans un partage intimiste, n’a plus sa place. Qu’ayant fait le plein – en quelque sorte, il n’y a plus de mystère pour une attirance.
Peut-on penser – entre autres possibilités, qu’il y ait une inhibition de la libido ? De la pudeur ? La crainte du passage à l’acte ? La peur de perdre cette amitié, qui m’est chère ?
Effaçons tout cela, et voyons comment faire vibrer cette Amitié en Amour, s’il y a Envie puis Désir que cela puisse aller plus loin ?
Selon le psychanalyste Alberto Eiguer, « une rencontre amoureuse se construit toujours sur cette illusion fondamentale de ne faire qu’un avec l’être aimé. On projette sur lui nos propres sentiments, on le voit tel qu’on voudrait qu’il soit, on l’idéalise. En fait, tout amour se fonde sur un quiproquo, on est décalé par rapport à la réalité, un peu fou ! »
La croyance : aimer, c’est fusionner.
En appui, je dirai qu’il s’agit d’une croyance, que pour aimer sensuellement, il faut faire UN avec l’autre. Et ce UN n’existe pas en Amitié, quand les deux amis, se sont bien différenciés.
Je rajouterai que ces rencontres qui font du UN, n’ont pour objet que de remplir l’angoisse du vide, angoisse du manque d’une vie à deux, dans la quête plus ou moins désespérante d’une gémellité.
Plus on est dans le manque, et plus la rencontre d’une âme jumelle va être euphorisante. Tout le monde en redemande, car on croit que l’amour est cette euphorie -qui fait se complaire dans l’autre.
Voyage en montgolfière.
C’est comme si les personnes qui s’attirent, se sentaient embarquées dans une montgolfière, au-dessus du « vie/deux », chauffée par leurs énergies d’illusion / séduction.
Tant que je le vois – tel que je voudrais qu’il soit, et que je l’idéalise, la montgolfière est bien chauffée (bien narcissisée) ! Mais dès que mon regard change, ou que le regard de l’autre change, je tombe de haut. C’est le plongeon dans le vide, qui génère souffrance et blessure.
Voir ou regarder
On se voit en miroir chez l’autre, mais que regarde-t-on ???
Et Oui ! Ce que je ne veux pas voir chez moi, je vais le regarder de près (et le projeter), sur l’autre. Et là, le bât blesse.
Ceci s’applique à l’ensemble des relations, amicales, familiales, professionnelles, sociales.
Se regarder pour se connaître (ou se faire reconnaître par l’autre), c’est avant tout, vouloir partager une relation positive : oser se livrer, parler vrai, sortir enfin des jugements et des reproches. C’est loin d’être facile, car nous sommes tous formatés à juger, à critiquer, à reprocher……
Je me juge en jugeant l’autre
Et pourtant, c’est le début de la quête d’une vraie rencontre avec soi-même. Je prends conscience qu’en jugeant l’autre, je me juge à travers cet autre. Et cela s’applique, à plus forte raison, pour aller à la rencontre d’une âme sœur, en Amitié comme en Amour.
L’Autre ne me déplaît-il pas physiquement ?
Pour une approche sensuelle (ou sexuelle), il y a un paramètre fondamental, celui de savoir si l’Autre ne me déplairait pas pour « oser tenter l’intimité ». Je n’ai pas dit « qu’il me plaise ». Juste que l’autre ne me déplaise pas, sur le plan physique.
Or souvent, nous restons bloqués, par les énergies euphorisantes de l’illusion/séduction de l’âme jumelle. Nous pensons que je n’aime pas l’autre, car je ne ressens pas ces vibrations qui me font planer au-dessus du vide existentiel, dans lequel je me trouve. Nous restons bloqués sur ce UN, dans la montgolfière tant recherchée.
Me différencier
Pour aimer vraiment, j’ai besoin de sortir de cette fusion – pour me différencier. Ce changement passe par un Vouloir Regarder Autrement l’Autre, pour que ce A se réveille en vraie Amitié, puis en un possible vrai Amour.
Si l’intimité sensuelle/sexuelle se révèle être, dans la continuité des vrais valeurs partagées, et des ressentis vrais dans l’Amitié, le A -a de très fortes chances d’être vécu en un vrai Amour : une Alchimie particulière s’opère !
Et tant que nous n’en faisons pas l’expérience, elle est très difficile à décrire.